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Ophidra

L'Ophidra est un Ra ovipare originaire de la région d'Itsmir. Cette espèce se caractérise par son apparence reptilienne. La reproduction des Ophidra est parthénogénétique, gynogénétique ou hybridogénétique (avec l'espèce ovipare Quetzara). L'Ophidra voit le jour pubère après une longue période d'incubation.

Le Matriarcat Ophidra

Établis dans les cavernes immergées qui entourent le lac Itsmir, les Ophidra forment une société matriarcale sédentaire menée par des Sibylles Sevo'a depuis la cité d'Ozraya.

Lors de l’Éon de la Fondation, les Créateurs découvrirent Ozraya et nouèrent une alliance avec le Matriarcat Ophidra dans le but de fonder le Khanat. Cette alliance prit fin subitement lorsque les Brumes envahirent Ozraya, forçant les Ophidra à en sceller les accès. Les relations entre le Matriarcat Ophidra et le Khanat ne reprirent leur cours que bien plus tard, lors de l’Éon des Brumes.

Désormais membre du Khanat, le Matriarcat Ophidra dispense aux impériaux la connaissance du Resni (“signe du reptile” en langue sacrée) qui leur permet de déplacer leur corps physique, éveillé ou non, d'un point à un autre du Khanat par le pouvoir onirique d'invocation de l'ascendant mythique Waagal.

La culture Ophidra

La connaissance de soi

Jalonné par de fréquents rituels basés sur l'absorption d'une décoction de Farespa, le cheminement d'un Ophidra doit le mener à se connaître lui-même. Loin d'établir un savoir académique, les Ophidra sont passés maîtres en matière d'initiation par l'expérience. L'être en présence, au centre de leurs préoccupations, leur a permis d'éloigner la peur de l'oubli à l'aide de mantras sibyllins leur permettant de centrer leur identité sur leur expérience dans l'immédiateté.

La neutralité de genre et la sexualité

Bien que matriarcale, cette société ne met pas en avant la différence de genre dans les relations entre individus. Les Ophidra nouent des relations intimes sans égard pour le genre. Le désir sensuel n'est pas conditionné par cette variable. Le chemin de la connaissance passe par l'expérience de relations profondes, souvent charnelles. Les fantasmes populaires des Ucikara qui transparaissent dans d'anciens récits, comme la Chute d'Ozraya, dépeignent un “nid ophidra” totalement imaginaire où s’entremêleraient lascivement les créatures reptiliennes. Cette croyance a longtemps fait d'Itsmir un lieu tabou pour les Ucikara qui imaginaient les sombres secrets de la déchéance d'un peuple légendaire qu'ils croyaient disparu.

Le matriarcat prend du sens dans le fait que certaines tâches sont dévolues aux mâles ou aux femelles de façon exclusive. Les décisions concernant l'ensemble de la communauté (aspects “politiques”) se font dans la Chambre des Mères, qui comme son nom l'indique est réservé aux membres ayant pondu au moins un œuf.

Le cycle de vie

La ponte est célébrée comme une manifestation du pouvoir onirique de l'ascendant mythique Waagal et un don à tout le groupe. La mort est perçue par les Ophidra comme une transition vers un nouveau cycle. Chaque mourant participe à une cérémonie à la couveuse au cours de laquelle il adresse son expérience de vie, sous forme de mantras sibyllins, à un œuf qui lui est désigné par une vision.

Chez les ophidra, il n'y a pas d'enfance : chaque individu voit le jour pubère après une longue période d'incubation. Les individus à naître dépendent du groupe pour leur protection. Tous les œufs sont défendus par le collectif. Il n'y a ni filiation, ni fratrie au sens traditionnel.

Artisanat Ophidra et commerce

La monnaie locale d'Itsmir est une variété rare de tourbe : la tourbe obsidienne. Elle est utilisée notamment par les Sibylles pour réaliser des œuvres inspirées du monde du rêve. Elle est également le composant principal des miroirs obsidiens édifiés par le Zug Cpires.

fr/ophidra.txt · Dernière modification: 2019/05/08 21:37 par zatalyz