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Général / Re : Qui a fait quoi ?
« Dernier message par Lyne le 14 juillet 2020 à 23:36:53 »
J'ai fait le brouillon du 3ème (et dernier) article de blog de compte-rendu de l'AG. C'est sur le pad (https://pad.khaganat.net/p/Blog_AFK_2020) alors soyez sympas : ne me l'effacez pas tout de suite  :pc:

Et je lance donc un appel à retours et contributions diverses avant publication. Disons que vous avez jusqu'à la fin de la semaine (autour du 19 juillet 2020, à peu près) : après, je publie !
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Général / Re : Qui a fait quoi ?
« Dernier message par Zatalyz le 05 juillet 2020 à 21:52:55 »
J'ai mis en place le combo "nouveau thème de dokuwiki+plugin des onglets+nouvelle barre de navigation" sur l'UM1. Tout marche, c'est un premier point important.

Cela a permis de voir des petits soucis qui nous avaient échappé sur la version de test. Pour le moment je liste tout, vous pouvez aussi ouvrir/compléter/résoudre des tickets sur le git du thème. Je vais y travailler quand j'aurais le temps (ou si d'autres m'aident :P ), je déploierais sur les autres wikis ensuite. Sauf si vous me dites que c'est trop affreux !
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Général / Re : Qui a fait quoi ?
« Dernier message par Nomys_Tempar le 03 juillet 2020 à 13:26:47 »
Compte-rendu du point hebdo du 02/07/2020

Deed
J'ai fait un tuto pour mettre collabora online sur la base du tuto de Shepeng mais j'ai cherché à le simplifier pour éviter la phase de compilation.
Donc j'ai trouvé pour le mettre en place en 5 minutes et sans docker.

AleaJactaEst
J'ai repoussé un patch pour corrigé le problème XML, et supprimé la fonctionnalité demandé à savoir permtrre des commentaires à l'interrieur de commentaire (qui ne sont pas valide XML).
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Général / Re : Qui a fait quoi ?
« Dernier message par Nomys_Tempar le 25 juin 2020 à 21:10:18 »
Compte-rendu du point hebdo du 25/06/2020

AleaJactaEst‎
J'ai repoussé un patch pour godot (avec leur recommandation pour corriger un problème de lecture de fichier XML), et sinon, je re-replonge dans le code du client pour la partie réseau.
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Général / Re : Qui a fait quoi ?
« Dernier message par Nomys_Tempar le 19 juin 2020 à 13:35:41 »
Compte-rendu du point hebdo du 18/06/2020

Zatalyz
- J'ai repartagé l'article de Lyne sur les médias sociaux
- J'ai fait un tuto sur comment paramétrer Thunderbird pour gérer son adresse en "pseudo@khaganat.net"
- J'ai vidé la boite que YannK squattait (on a donc deux boites indépendantes dispo, en cas de besoin) et je lui ai fait une redirection mail, comme les autres !

YannK
J’ai laissé du temps à celles qui voulaient éventuellement revoir ce qui a été défini pour participer au client Godot. Je vais donc valider l’existant qui est en place
Si des ra ont envie d’être mainteneur du dépôt signalez-vous, car on aura besoin de revieweuses pour les MR :)
Et j’ai bidouillé deux-trois petits trucs pour Khanat, visuellement : https://upload.jabberfr.org/ZQsnHIMOUqz0HjKQ/Capture%20d%E2%80%99%C3%A9cran_2020-06-18_21-01-44.png
Ce sont des symboles ethniques khanatiens qui me serviront pour les assets. Je m’en servirai comme motif, brosse ou peinture. Je vous laisse voir dans chaque ce que vous avez envie :)

AleaJactaEst
De mon coté, pas beaucoup avancé, de doit modifier mon patch pour godot (afin d'inclure une exception dans gestion des commentaire ... et de faitne plus avoir un ficheir XML propre), enfin on fait avec.

Lyne
A écrit un super article de blog avec l'aide de Maj :D

Deed
A installé une instance Friendica pour qu'on teste si ça nous aide à simplifier la diffusion sur les médias sociaux, mais on est en train de se dire que ça aide pas tant que ça...
j'ai mis à jour branaz et jukni3.
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Général / Re : Qui a fait quoi ?
« Dernier message par Nomys_Tempar le 13 juin 2020 à 15:25:58 »
Compte-rendu du point hebdo du 11/06/2020

YannK
Dans la lignée de cu’avait entamé StraToN j’ai procédé à une réorganisation du Wikhan et du Gitlab pour bosser sur le client 3D Godot.
J’ai repris la page https://khaganat.net/wikhan/fr:godot:start d’où les choses partent et j’ai surtout rédigé la page https://khaganat.net/wikhan/fr:godot:collaborer qui indique la façon dont on va bosser sur le dépôt sur Gitlab.
J’ai déplacé le dépôt d’assets depuis le groupe Khanat MMORP vers Godot Sandbox sur le Gitlab.

J’ai ensuite commencé à reprendre toutes les pages du Wikhan mentionnant le client pour indiquer si c’est obsolète (quand c’est en rapport avec le client OpenNeL/ RyzomCore) ou en reprenant le texte quand c’était possible pour renvoyer vers la page du client Godot. Lyne et Zatalyz m’ont aidé à ça
Ce serait vraiment bien que toutes les motivées aillent jeter un coup d’œil sur https://khaganat.net/wikhan/fr:godot:collaborer au moins, histoire qu’on valide ça et qu’on commence à avancer en incluant des choses définies dans le CdC sur lequel a bossé StraToN : https://khaganat.net/wikhan/fr:gamedesign:khanat_client_godot:start

vv222
De mon côté je continue les échanges pour avoir accès à notre compte en banque.
J’ai fait l’erreur de leur envoyer des mails signés, puis à la demande de la banquière de tenter de lui expliquer que non, ce fichier "signature" qu’elle ne peut pas ouvrir n’est pas important…
On a donc un dialogue de sourds hilarant qui se mêle aux vraies demandes ;)
Je commence à comprendre les difficultés de la vie d’un trésorier.
Là on vient de me demander de remplir un document… rédigé en Comic Sans MS !!
Bref, une asso collégiale ça ne rentre pas trop dans les cases d’une banque, qui veut un PV d’AG signé du président et du secrétaire, ce genre de choses.
Donc je louvoie, je fais de longues phrases pour ne pas la laisser en position de domination intellectuelle, et à la fin on verra bien qui embrouillera l’autre ;P
Et une fois de temps en temps, on réussit à avancer un peu dans cette lourde tâche administrative de changement d’équipe en charge de la trésorerie.

Autre sujet : j’ai (presque) annoncé ma dispo pour un sujet évoqué par Zatalyz sur la forge Khaganat.
Lié à l’affichage d’icônes dans les menu du DokuWiki.
Ça tombe en plein sur ce que j’avais dû étudier pour le développement de notre plug-in, donc c’est un sujet où je devrais pouvoir être utile.
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Général / Re : Droit d'auteur, lois naturelles et sociétés
« Dernier message par Nomys_Tempar le 11 juin 2020 à 13:45:10 »
Je comprend mieux pleins de choses :D

Citer
Le droit d’auteur ressort du code de la propriété intellectuelle et est défini comme possédant des attributs d’ordre patrimonial (Article L111-1 du Code de la propriété Intellectuelle). Par l’incorporation de cette notion de patrimonialité, le droit rattache donc celle-ci à l’ensemble des biens, charges et droits d’une personne appréciables en argent. C’est en cela qu’il ressort du capital. Il permet de créer un objet immatériel valorisable. Selon moi, cela définit clairement un capital lucratif. Il est logique que cela soit le cas, car il a été défini pour répondre aux nécessités d’une industrie qui avait besoin de sécuriser sa chaîne de production. Le but n’est donc pas de protéger l’auteur en lui conférant un droit en tant que créateur, mais de définir et garantir l’existence de sa création du point de vue du droit. On retrouve là une pratique fréquente dans les sociétés occidentales modernes, le capitalisme ne se souciant qu’à la marge de protéger les producteurs, il se consacre avant tout à préserver la production qui sera ensuite captée par la chaîne de transformation pour y acquérir de la valeur.

Le lien que tu fais entre droits patrimoniaux et capital est tout à fait juste. Ainsi que sur la protection de l'oeuvre, plus que la protection de l'auteur.

Sauf que l'article en question dit ceci : "Ce droit (cf. la propriété incorporelle) comporte des attributs d'ordre intellectuel et moral ainsi que des attributs d'ordre patrimonial, qui sont déterminés par les livres Ier et III du présent code."
Donc c'est sur que si on ne tient compte que de la fin de la phrase, on peut faire le raccourcis droit d'auteur = capitalisme et je pense que le lien est valide si l'on considère qu'il n'y a qu'une cause unique au capitalisme (le patrimoine)...
Pour le coup la phrase me parait explicite, le droit d'auteur possède des attributs d'ordre patrimoniaux, mais pas que. En ce qui me concerne ça fait une différence suffisante pour que ça ne soit pas qu'un "outil du capitale".

Sur le système de contrat je suis globalement d'accord, le système de contrats ne permet pas de sortir des inégalités structurelles, on pourrait d'ailleurs arguer que ça n'est pas sa fonction. Le fait est que ça fonctionne entre individus et structures éclairées (ou égales), mais c'est tout.

Citer
En outre, c’est par l’industrie que s’opère la reconnaissance du statut d’auteur. Jusque dans l’inconscient : si on admire un chanteur qui crée son label ou un acteur qui monte sa société de production, on n’accorde généralement aucun crédit aux auteurs auto-édités. Ce qui exclut par principe de reconnaître le talent de gens comme Marcel Proust, par exemple.

La je suis d'accord avec ton constat, mais je ne pense pas que le droit d'auteur soit en cause ou alors je ne comprends pas. De plus le talent (si le talent existe) de Marcel Proust EST reconnu alors ?
Enfin tu calques le fonctionnement d'une industrie (dont le but est de gagner de l'argent), sur un texte de loi (dont le but est le vivre ensemble).
Le but de ce texte de loi était justement de reconnaître mieux les artistes et leurs œuvres (à des fins financières, mais aussi morale, éthique et social) à l'époque.

Citer
En tant qu’écrivain, dès que je couche des mots sur le papier, la loi place mes créations sous le régime de la propriété intellectuelle, que je le veuille ou non, par défaut, dès l’instant où je créé. Je cite la loi : « du seul fait de sa création ». Je trouve le droit positif abusif en ce qu’il n’est pas là établi pour m’interdire de perpétrer un acte préjudiciable à un tiers et donc à la société, mais pour pour me contraindre à adhérer au système de valeur qu’il a défini. C’est en cela que je ne l’approuve pas : non seulement il m’enferme dans un rapport à mon œuvre qui ne me convient pas, en l’incorporant de force dans un rapport au monde de capital lucratif, mais en plus par la suite il ne prévoit aucun garde-fou pour me permettre de me défendre face aux industries qui exploiteront dans une quasi-exclusivité systémique cette production.

Alors là c'est parler comme un vrai bon libertarien, mon dieu la France te contraint à adhérer à un système de valeurs ! :p
Blague à part : l'enfermement c'est l'obligation lié à ton lieu de naissance (c'est heu... la vie ?), l'absence de garde-fou c'est la propriété inaliénable, imprescriptible et intemporel. Sérieusement ?
C'est pour ça que je demande des propositions concrètes, parce que j'ai beau faire, je comprend conceptuellement ton problème, mais pratiquement je ne le vois pas.

Si je te suis bien, ces industriels capitalistes que tu décris, tu es maintenant en train de dire que tu voudrais pouvoir leur faire concurrence. Sauf que pour faire ça, il faut se battre sur le même terrain et avec leurs règles : le capitalisme. Moi ça me fait pas envie.
Perso, j'espère qu'on se bat pour d'autres types de fonctionnements, en cela : on est pas en concurrence.

Citer
À cela je ne peux opposer qu’un système basé sur le droit des contrats (les licences libres), de plus faible valeur juridique que la loi. De plus, cela repose sur une construction intellectuelle (le copyleft) qui est le résultat d’un retournement d’une définition légale contre elle-même, dont seuls des juristes experts peuvent comprendre l’articulation dans le détail. J’aurais été par moi-même incapable d’en poser les fondements et son emploi demeure encore aujourd’hui absolument inconcevable car incompréhensible pour une majorité de créatifs, en raison de la mauvaise appréhension de ses répercussions et des légitimes craintes nées de la remise en question de fondements de la société actuelle. En outre, le peu de jugements rendus sur la base de ces contrats fait qu’il n’existe aucune certitude qu’ils seront appliqués ainsi que nous le pensons. Le pouvoir judiciaire sera le seul à trancher, au bout du compte. Et il suffit de voir les quelques cas analysés par Calimaq pour se rendre compte que les délibérés correspondent assez rarement aux attentes des créatifs et partisans de la culture libre les plus enthousiastes et naïfs.

Ça c'est ta propre impuissance personnelle, j'en partage les constats.

Citer
En outre, demeure quoiqu’il arrive sous la convention de Berne le droit moral, qui me dépossède de façon paternaliste de mon réel droit d’auteur de faire absolument tout ce que je veux de ma création, en conférant à des ayants-droits la capacité de remettre en cause tout ce qui n’aura pas été formalisé selon le droit positif. Et quand bien même, de demander à la censure d’œuvres dérivées, même des dizaines d’années plus tard. Je renvoie par exemple à la pitoyable tentative de descendants de Victor Hugo de faire interdire au début des années 2000 une suite des « Misérables ».

Ce qui n'est pas formalisé peut être deviné/inventé. Si un auteur n'a pas autoriser ou interdit formellement un usage alors le droit présuppose un interdit. C'est sur ça que se basent les ayant-droits. Si l'auteur autorise un usage (dans le cadre des licences libres par exemple), les ayants-droits seront obligés de s'y conformer.
Perso je veux bien qu'on inverse le présupposé du droit ou encore qu'on oblige les gens à contacter les auteurs avant usage, ou autre chose ?

Dire que les ayants-droits font souvent n'imp' oui, dire que l'auteur est dépossédé par ses ayants-droits c'est heu... malhonnête ? L'auteur n'a rien d'autre à faire que de se décider et d'assumer sa décision.
Là-dessus, même chose que précédemment, c'est quoi le problème ? Prendre position et assumer c'est trop demander pour vivre ensemble ?
Encore une fois sans proposition concrète de changements, je ne vois pas quel autre paradigme serait plus souhaitable...

Ma propre lecture est qu'on découvre une nouvelle facette des auteurs par leurs ayants-droits (en considérant bien sur qu'à une certaine époque on était quand même moins informé ;o).

Citer
Je précise au passage qu’il ne faut pas confondre le droit moral avec la responsabilité morale de ses écrits. Si je graffe « Mort aux Juifs » sur un mur, le droit moral n’aura rien à voir dans une logique condamnation pour l’appel à la haine raciale et au meurtre. Ce sera juste d’assumer le fait d’avoir enfreint des lois précises, et donc de tomber sous le coup d’une condamnation idoine. Si quelqu’un reprend un de mes écrits et y intègre des tels appels au meurtre ou à la haine, et m’en attribue la paternité, je ne pourrais pas être rendu responsable pénalement de ses modifications, sauf s’il prouvait que ces écrits modifiés sont bien de mon fait. Par contre, lui risquerait en plus des condamnations pour ces écrits, de se voir poursuivi pour m’avoir diffamé.

Tu as raison, mais le droit moral permet aussi de ne pas séparer l'oeuvre de l'auteur d'un point de vue éthique, moral, philosophique et conceptuel. Pour le coup c'est ma vision personnelle, mais je n'y trouve que des avantages ;)
Ça induit que :
- L'auteur ne peut se dédouaner de ce que l'oeuvre produit sans lui (ce qui sert entre autre à invalider les artistes qui pensent que c'est aux lecteurs de faire le boulot de lecture d'une oeuvre, donc si personne y comprend rien ou qu'ils comprennent mal, c'est de la faute des lecteurs).
- L'auteur reste responsable de l'oeuvre, même après sa mort (cf. le cas de Lovecraft ou Polensky quand il mourra, si la situation sociale change l'oeuvre et l'auteur gardent leur lien ce qui permet de les resituer dans leurs époques avec tout ce que ça comporte).
- L'auteur a tout intérêt à réfléchir un minimum à ce qu'il produit (car il est est responsable in fine).
- L'art n'est pas neutre, car socialement marqué, mais aussi marqué par l'auteur (encore une fois, c'est une chose qu'il ne peut plus nier grâce au droit moral).
- La barrière émetteur/récepteur dont tu parles est directement la responsabilité de l'artiste.
- Il y a un affranchissement de la notion d'oeuvres qui soit "naturelles", les oeuvres sont liées à l'époque (la société, l'industrie, bref le "déjà là") et à l'auteur.
- Conséquence du point précédent : les oeuvres sont politique, mais elle ne peuvent être politique que si elles sont rattaché à une part de notre société (dont l'unité de base est l'humain). Si une oeuvre n'est rattaché à rien de pensant, comment pourrait-t-elle avoir un point de vue ? (ou alors on parle d'IA et c'est un tout autre débat :).

Tous les points ci-dessus permettent aussi une chose que peu d'outils arrivent à faire : déterminer ce qui est de l'art et ce qui n'en est pas, qui si ça n'est pas une question finalement très importante, est une question qu'aucune théorie de l'art actuelle n'arrive à résoudre.
Bref que des avantages, je disais :)
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Annonces / Re : Créer (des) comptes sur Khaganat
« Dernier message par Zatalyz le 11 juin 2020 à 11:09:44 »
Petite mise à jour !
Si vous vous inscrivez sur notre site (wiki, forum, peu importe), quelques règles pour éviter d'être traité en spambot :
- Montrez que vous êtes un être humain : saluez-nous ou participez à un sujet, bref, montrez que c'est Khaganat qui vous motive à créer ce compte.
- Évitez absolument de mettre des liens vers le reste du web dans vos premiers messages ou vos signatures ! S'il y a un lien dans votre signature sur le forum alors que vous n'avez encore posté aucun message, nous vous bannirons d'office, car c'est une pratique habituelle des spambot.

Un spambot c'est une créature malpolie qui croit que faire de la pub pour son produit chez nous sans avoir dit bonjour et sans s'être posé de questions est possible, et dont l'humanité est discutable. Ça ne l'est pas : nous privilégions les relations à la marchandisation. Cependant, si vous avez été bannie par erreur et que vous voulez réellement participer à notre projet, rendez-vous sur notre webchat, choisissez un pseudo, et comportez vous en être humain poli. Si nous pouvons discuter, nos sentiments seront meilleurs :)
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Général / Re : Droit d'auteur, lois naturelles et sociétés
« Dernier message par YannK le 09 juin 2020 à 17:33:24 »
Pour éviter de trop découper mon point de vue, je vais poster ici un (premier?) pavé où je vais tenter d’être un peu plus construit dans ce que je raconte que par des réponses à l’emporte-pièce. À noter que j’exprime là un point de vue qui ne concerne que les auteurs travaillant dans le domaine de l’écrit, mon domaine professionnel.

Le droit d’auteur ressort du code de la propriété intellectuelle et est défini comme possédant des attributs d’ordre patrimonial (Article L111-1 du Code de la propriété Intellectuelle). Par l’incorporation de cette notion de patrimonialité, le droit rattache donc celle-ci à l’ensemble des biens, charges et droits d’une personne appréciables en argent. C’est en cela qu’il ressort du capital. Il permet de créer un objet immatériel valorisable. Selon moi, cela définit clairement un capital lucratif. Il est logique que cela soit le cas, car il a été défini pour répondre aux nécessités d’une industrie qui avait besoin de sécuriser sa chaîne de production. Le but n’est donc pas de protéger l’auteur en lui conférant un droit en tant que créateur, mais de définir et garantir l’existence de sa création du point de vue du droit. On retrouve là une pratique fréquente dans les sociétés occidentales modernes, le capitalisme ne se souciant qu’à la marge de protéger les producteurs, il se consacre avant tout à préserver la production qui sera ensuite captée par la chaîne de transformation pour y acquérir de la valeur.

Par suite, l’industrie possède à la fois le moyen de définir où se situe la valeur et ceux de la répartir. On peut constater qu’elle a opéré, de fait, une captation de la totalité de celle-ci et s’est arrogé le pouvoir d’en user à discrétion : les contrats d’exploitation des droits patrimoniaux sont dans leur écrasante majorité accordés de façon exclusive et pour toute la durée de leur existence (soit en moyenne jusqu’à 70 ans après notre mort). De plus, l’assymétrie patente qui existe entre l’auteur et l’éditeur fait que l’auteur n’est quasiment jamais en mesure de se défendre contre les éditeurs qui ne respectent pas leurs obligations. Aucun droit positif ne vient, de façon similaire à ce que fait le code du travail, compenser l’assymétrie de relation, qui est, dans les faits, de subordination totale, et même au-delà de la mort.

Que la loi en elle-même abandonne au droit des contrats la façon dont les relations se nouent dans les métiers de la création permet de laisser le rapport de force favorable aux industries se déployer pleinement. Il n’est pas anodin que les libéraux (et néo-libéraux) soient des partisans acharnés du contrat (et de la propriété privée), et qu’ils soutiennent tout ce qui dans la loi renforce ce concept. Il s’agit d’un des très rares rôles qu’ils accordent à l’État. Le droit des contrats établit par principe une théorique symétrie dans le rapport entre les deux contractants, qui nie donc la réalité matérielle de nombreux cas. Si le droit français a engendré un droit du travail si conséquent, c’est pour compenser le rapport déséquilibré du salarié et de l’employeur (seul dispensateur de pouvoir d’achat, comme l’éditeur dans le cas de l’auteur) lors de la signature du contrat de travail. Il est d’ailleurs notable que c’est le code le plus attaqué par les penseurs libéraux.

En outre, c’est par l’industrie que s’opère la reconnaissance du statut d’auteur. Jusque dans l’inconscient : si on admire un chanteur qui crée son label ou un acteur qui monte sa société de production, on n’accorde généralement aucun crédit aux auteurs auto-édités. Ce qui exclut par principe de reconnaître le talent de gens comme Marcel Proust, par exemple.

En tant qu’écrivain, dès que je couche des mots sur le papier, la loi place mes créations sous le régime de la propriété intellectuelle, que je le veuille ou non, par défaut, dès l’instant où je créé. Je cite la loi : « du seul fait de sa création ». Je trouve le droit positif abusif en ce qu’il n’est pas là établi pour m’interdire de perpétrer un acte préjudiciable à un tiers et donc à la société, mais pour pour me contraindre à adhérer au système de valeur qu’il a défini. C’est en cela que je ne l’approuve pas : non seulement il m’enferme dans un rapport à mon œuvre qui ne me convient pas, en l’incorporant de force dans un rapport au monde de capital lucratif, mais en plus par la suite il ne prévoit aucun garde-fou pour me permettre de me défendre face aux industries qui exploiteront dans une quasi-exclusivité systémique cette production.

À cela je ne peux opposer qu’un système basé sur le droit des contrats (les licences libres), de plus faible valeur juridique que la loi. De plus, cela repose sur une construction intellectuelle (le copyleft) qui est le résultat d’un retournement d’une définition légale contre elle-même, dont seuls des juristes experts peuvent comprendre l’articulation dans le détail. J’aurais été par moi-même incapable d’en poser les fondements et son emploi demeure encore aujourd’hui absolument inconcevable car incompréhensible pour une majorité de créatifs, en raison de la mauvaise appréhension de ses répercussions et des légitimes craintes nées de la remise en question de fondements de la société actuelle. En outre, le peu de jugements rendus sur la base de ces contrats fait qu’il n’existe aucune certitude qu’ils seront appliqués ainsi que nous le pensons. Le pouvoir judiciaire sera le seul à trancher, au bout du compte. Et il suffit de voir les quelques cas analysés par Calimaq pour se rendre compte que les délibérés correspondent assez rarement aux attentes des créatifs et partisans de la culture libre les plus enthousiastes et naïfs.

En outre, demeure quoiqu’il arrive sous la convention de Berne le droit moral, qui me dépossède de façon paternaliste de mon réel droit d’auteur de faire absolument tout ce que je veux de ma création, en conférant à des ayants-droits la capacité de remettre en cause tout ce qui n’aura pas été formalisé selon le droit positif. Et quand bien même, de demander à la censure d’œuvres dérivées, même des dizaines d’années plus tard. Je renvoie par exemple à la pitoyable tentative de descendants de Victor Hugo de faire interdire au début des années 2000 une suite des « Misérables ».

Je précise au passage qu’il ne faut pas confondre le droit moral avec la responsabilité morale de ses écrits. Si je graffe « Mort aux Juifs » sur un mur, le droit moral n’aura rien à voir dans une logique condamnation pour l’appel à la haine raciale et au meurtre. Ce sera juste d’assumer le fait d’avoir enfreint des lois précises, et donc de tomber sous le coup d’une condamnation idoine. Si quelqu’un reprend un de mes écrits et y intègre des tels appels au meurtre ou à la haine, et m’en attribue la paternité, je ne pourrais pas être rendu responsable pénalement de ses modifications, sauf s’il prouvait que ces écrits modifiés sont bien de mon fait. Par contre, lui risquerait en plus des condamnations pour ces écrits, de se voir poursuivi pour m’avoir diffamé.

C’est, en résumé, ce qui a nourri mon souhait de m’affranchir de cette notion de « droit d’auteur », que j’estime imposture. Je ne peux m’en libérer totalement, mais je souhaite participer à tout ce qui permettra d’établir des alternatives. Je n’ai ici même pas parlé des répercussions de ces pratiques, que j’estime tout aussi délétères, auprès de celle et ceux qui me lisent. Il suffit de voir qu’il existe, de fait, dans nos sociétés occidentales, une barrière entre émetteur et récepteur de culture quand on est adulte alors qu’aucun enfant ne s’est jamais interdit d’être créateur. Je ne peux que constater que John Phillip Sousa était  prophétique en cela (je renvoie à Remix de Lawrence Lessig, et sa notion de culture Read/write et Read Only) et là aussi, je veux participer à tout ce qui permettra d’aller contre cet état de fait.
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Concept de gameplay ou gamedesign / Re : XMPP en jeu... Et au delà ?
« Dernier message par deed le 06 juin 2020 à 14:26:05 »
Sur ryzom, ils ont intégré rocket.chat
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