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Auteur Sujet: Interroger la gouvernance de Khaganat et le soutien au bénévolat  (Lu 173 fois)

Zatalyz

  • La Papesse
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Je ne sais pas si vous avez lu l'article De la bureau-cratie à la tout-doux-cratie : refonder la gouvernance associative.

C'est pour moi l'occasion de réinterroger notre modèle.

Je fais le constat que malgré nos tentatives de proposer un type de gouvernance incitatif, nous avons vraiment très peu de bénévoles, encore moins sur les questions de gestion de l'asso.

Il me semble qu'il y a des facteurs externes menant à épuisement systémique face à un monde qui sursollicite : covid, boulot, contraintes d'un "quotidien" d'une complexité toujours plus grande, sans parler de la famille qui prends aussi du temps. Le tout menant à un repli sur un cercle de plus en plus resserré : soi, ses priorités personnelles les plus vitales (suivant les gens, ça va être des loisirs, la famille, le boulot, les amis, mais rarement tout en même temps, rarement énormément de temps aussi). On pourrait dire que cela favorise l'individualisme ; je pense de mon côté qu'il s'agit aussi d'un mode de survie (si j'analyse ce que je vis), la nécessité de se concentrer sur les priorités afin d'avoir assez d'énergie pour faire face à la violence des institutions. Et je conçoit très bien que le monde associatif voir militant ne soit pas forcément dans les priorités de survie de base, bien que ces espaces soient justement ceux où on peut réellement combattre cet écrasement ; qu'il s'agisse d'essayer de changer le monde (militantisme) ou de se faire une bulle de répit (nombre d'assos de loisirs). Et pour moi, Khaganat est un peu entre les deux, à la fois bulle de répit car "c'est un jeu, ce n'est pas sérieux" mais aussi militantisme car à travers la création du monde et nos relations dans ce projet, nous expérimentons et rêvons à d'autre fonctionnements ; concrètement, nous fabriquons d'autres façons de percevoir notre environnement.

Mais au delà des facteurs externes qui peuvent expliquer la désaffection des bénévoles, il y a peut-être aussi, dans notre cas, des facteurs internes à interrogere.

En ce sens, l'article de Picasoft offre des pistes de réflexion. Peut-être que nous pourrions améliorer la façon dont chacun de vous peut agir au sein du projet. Voyez-vous des aspects à discuter, des choses qui pourraient vous permettre de participer plus facilement ? Qui rendraient l'action au sein de Khaganat non pas énergivore mais au contraire source de remotivation et de plaisir ?

YannK

  • Maître de balai
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Re : Interroger la gouvernance de Khaganat et le soutien au bénévolat
« Réponse #1 le: 09 septembre 2022 à 13:00:47 »
Vite fait, avant de formaliser une réponse réelle, je copie/colle depuis le site Plume les principes jugés importants pour l’exercice de la démocratie selon Jo Freman dans son texte La tyrannie de l’absence de structure :
  • La délégation démocratique d’un pouvoir limité, pour des tâches délimitées, à une ou des personnes compétentes
  • Les personnes qui ont reçu du pouvoir sont responsables devant les personnes qui lui ont donné : ce dernier peut donc être révoqué
  • Disperser le pouvoir entre un grand nombre de personnes afin d’éviter les monopoles
  • Rotation des postes assez souvent pour que le pouvoir ne soit pas approprié, pas trop souvent pour que les personnes puissent monter en compétences
  • Donner le pouvoir aux personnes qui ont les compétences et non par sympathie, favoriser une formation préalable plutôt qu’un apprentissage sur le tas
  • Diffuser l’information à tout le monde, à l’intérieur et à l’extérieur. L’information c’est le pouvoir.
  • Accès égalitaire aux ressources, les compétences et les connaissances sont des ressources

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