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fr:auteurs:zatalyz:divers:theorie_ordre [2019/05/28 20:54]
zatalyz créée
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merlin8282 /* ortho */
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 J'​appréciais enfin à sa juste valeur que tout aie été pensée et maitrisé au service des ras dans cet environnement. Pas de piège au sol pour faire trébucher, mais un plan lisse, propre ; lorsque des marches étaient nécessaires,​ elles étaient indiqués par une bande de couleur et une légère rainure dans le sol, afin de ne pas piéger le ra étourdi. Je repensais à la traitrise des marais et leurs sables mouvants, aux flaques et à la terre trop meuble qui avait compliqué chacun de mes déplacements dans le Delta. Et puisqu'​on en était au déplacement : chaque intersection était marquée de symboles indiquant précisément où on était et quels étaient les directions. Impossible de se perdre quand on avait appris à reconnaitre ces milles signes ; même le pluknai débarquant de sa contrée sauvage s'y retrouvait vite, une fois qu'on lui avait montré le symbole du Palais et celui de l'​InfrA. Des signes élégants et discrets, qui participaient à la décoration de la Ville, sans insulter le regard par des formes disharmoniques et des couleurs mal maitrisées : c'​était clair, lisible, parfaitement adéquat. J'​appréciais enfin à sa juste valeur que tout aie été pensée et maitrisé au service des ras dans cet environnement. Pas de piège au sol pour faire trébucher, mais un plan lisse, propre ; lorsque des marches étaient nécessaires,​ elles étaient indiqués par une bande de couleur et une légère rainure dans le sol, afin de ne pas piéger le ra étourdi. Je repensais à la traitrise des marais et leurs sables mouvants, aux flaques et à la terre trop meuble qui avait compliqué chacun de mes déplacements dans le Delta. Et puisqu'​on en était au déplacement : chaque intersection était marquée de symboles indiquant précisément où on était et quels étaient les directions. Impossible de se perdre quand on avait appris à reconnaitre ces milles signes ; même le pluknai débarquant de sa contrée sauvage s'y retrouvait vite, une fois qu'on lui avait montré le symbole du Palais et celui de l'​InfrA. Des signes élégants et discrets, qui participaient à la décoration de la Ville, sans insulter le regard par des formes disharmoniques et des couleurs mal maitrisées : c'​était clair, lisible, parfaitement adéquat.
  
-Les couleurs... Je n'​avais jamais prêté attention aux couleurs avant de revenir. Dans le Delta, ce n'​était qu'une palette barbouilleuse et glauque, des verts hésitants, des jaunes et des bruns mal marqués, et pas une feuille ou une fleur de la même couleur, mais toujours ces improbables nuances au mépris de la paix de l'​âme. Ici, les dégradés étaient maitrisés, mathématiques. Le nuancier était soigneusement étudié pour inspirer sans perturber. Chaque couleur servait à comprendre l'​environnement. Et chaque quartier savait sagement se contenter de quelques nuances, sans sombrer dans la débauche de coloris. Le bleu zbasu de la Légion et de la technologie,​ le rouge carmin du Khan et des services afférents, du blanc, du noir et du gris. Uniquement les couleurs dérivées des divers krili, uniquement une seule teinte pour chacune de ces couleurs, plus le gris de la pierre, qui seul, se déclinait ici et là dans diverses saturations,​ suivant les bâtiments. Je comptais mentalement : 8 couleurs, discrètes, bien précises, et la pierre((NdE : le narrateur oublie aussi le verre et le métal)). Les seuls fantaisies venaient des habits de certains sauvages qui débarquaient en Ville et ignoraient tout des impératifs de la mode. +Les couleurs... Je n'​avais jamais prêté attention aux couleurs avant de revenir. Dans le Delta, ce n'​était qu'une palette barbouilleuse et glauque, des verts hésitants, des jaunes et des bruns mal marqués, et pas une feuille ou une fleur de la même couleur, mais toujours ces improbables nuances au mépris de la paix de l'​âme. Ici, les dégradés étaient maitrisés, mathématiques. Le nuancier était soigneusement étudié pour inspirer sans perturber. Chaque couleur servait à comprendre l'​environnement. Et chaque quartier savait sagement se contenter de quelques nuances, sans sombrer dans la débauche de coloris. Le bleu zbasu de la Légion et de la technologie,​ le rouge carmin du Khan et des services afférents, du blanc, du noir et du gris. Uniquement les couleurs dérivées des divers krili, uniquement une seule teinte pour chacune de ces couleurs, plus le gris de la pierre, qui seul, se déclinait ici et là dans diverses saturations,​ suivant les bâtiments. Je comptais mentalement : 8 couleurs, discrètes, bien précises, et la pierre((NdE : le narrateur oublie aussi le verre et le métal)). Les seules ​fantaisies venaient des habits de certains sauvages qui débarquaient en Ville et ignoraient tout des impératifs de la mode. 
  
-Mais plus que tout, c'était ​les formes qui me réchauffait ​le cœur. De la symétrie, de l'​harmonie,​ de la rigueur. Des lignes droites, des courbes parfaites, tout pouvait se calculer, se décliner en forme plus simples, ​hexagonerectangle ​et triangles, ​rond et polygones réguliers. Cela n'​empêchait pas une grande variété, mais jamais plus que ce que l'​esprit pouvait appréhender. Et au fil des Éons, tout avait été pensé, affiné, amélioré, afin que chaque forme atteigne la perfection puis reste ainsi pour l'​éternité. ​+Mais plus que tout, c'étaient ​les formes qui me réchauffaient ​le cœur. De la symétrie, de l'​harmonie,​ de la rigueur. Des lignes droites, des courbes parfaites, tout pouvait se calculer, se décliner en formes ​plus simples, ​hexagonesrectangles ​et triangles, ​ronds et polygones réguliers. Cela n'​empêchait pas une grande variété, mais jamais plus que ce que l'​esprit pouvait appréhender. Et au fil des Éons, tout avait été pensé, affiné, amélioré, afin que chaque forme atteigne la perfection puis reste ainsi pour l'​éternité. ​
  
-Ici, à Natca, je perçu ​alors nettement à quel point l'​univers était structuré et ordonné, à quel point chaque chose avait une place bien précise, un but et une fonctionnalité,​ et que cet ordre divin était l'​armature du monde, le squelette sacré sur lequel la vie pouvait se développer et sans lequel seul un chaos abscons et déliquescent existerait.+Ici, à Natca, je perçus ​alors nettement à quel point l'​univers était structuré et ordonné, à quel point chaque chose avait une place bien précise, un but et une fonctionnalité,​ et que cet ordre divin était l'​armature du monde, le squelette sacré sur lequel la vie pouvait se développer et sans lequel seul un chaos abscons et déliquescent existerait.
  
  
fr/auteurs/zatalyz/divers/theorie_ordre.txt · Dernière modification: 2019/07/20 13:43 par merlin8282